
Le futur P45 d'Intel, qui sera dévoilé officiellement le 2 juin prochain, est la nouvelle coqueluche des constructeurs. Ainsi, plusieurs conférences ont récemment eu lieu afin de présenter à la presse les nouveautés des cartes mères qui l'exploiteront. Alphabet oblige, commençons par Asus

Comme chez la concurrence, on avoue à demi-mot que la puce en elle-même n'apporte rien d'extraordinaire pour l'utilisateur lambda, si ce n'est un support du PCIe 2.0 et une consommation plus faible du fait de la gravure en 65 nm.
Néanmoins, le constructeur est allé un peu plus loin au niveau des nouveautés concernant les capacités d'overclocking de cette nouvelle génération de chipset, comme nous le verrons un peu plus loin.
Mais en réalité, cette nouvelle génération est surtout l'occasion pour le constructeur de dévoiler des nouveautés au niveau de ses fonctionnalités embarquées, qu'il s'agisse de réelles innovations ou de mise à jour de ce que l'on peut trouver au sein de l'offre actuelle.
Ainsi, au niveau de l'étage d'alimentation, le constructeur a décidé de revoir ses chiffres à la hausse afin de moins stresser les composants utilisés, qui sont ici mis en avant pour leur qualité.
Le haut de gamme disposera ainsi de pas moins de 16 phases, qui sont ici réelles nous annonce-t-on, comme pour rappeler que Gigabyte propose actuellement un étage de six phases doublées sur ses modèles DQ6.
Le milieu de gamme aura pour sa part droit à 8 phases.

Puisque l'économie d'énergie est actuellement en vogue, Asus ne pouvait pas être en reste et devait améliorer sa technologie EPU (Energy Power Unit) qui avait été critiquée pour son manque de flexibilité.
Ainsi, désormais, les phases pourront être gérées de manière dynamique, via cinq modes, dont un automatisé, et la puce embarquée pourrait même optimiser certains composants tiers comme les cartes graphiques.
Le tout était justifié par une démonstration qui opposait le système à une carte mère Gigabyte qui nous a paru pour le moins étrange, et que nous désirons tester nous-mêmes avant de publier le moindre résultat.
En effet, un gain de près de 40 watts nous est annoncé, contre une dizaine avec une solution Gigabyte alors que, dans une documentation fournie par Asus, il est question de huit watts et quatre watts... ce qui n'est pas la même chose.

Il semble que la carte graphique utilisée ne soit pas pour rien dans le score affiché lors de la présentation, afin de rendre le chiffre plus impressionnant... nous en saurons plus lors des tests.
La technologie Asus semblait néanmoins plutôt efficace, et n'affectant que peu les performances, le tout servi par un logiciel à l'interface plutôt agréable... ce qui est plutôt rare, ce point étant souvent le parent pauvre sur ce type de produit.
Autre point positif pour le constructeur, sa suite Linux embarquée à la carte mère, qui se cache sous la dénomination « Express Gate », est étendue aux cartes de milieu de gamme en raison du succès rencontré par cette solution auprès des utilisateurs.
En plus de Skype, d'un navigateur (on appréciera le logo IE...), d'un logiciel de messagerie ou encore de mail, un lecteur d'image est désormais embarqué, permettant de ne pas avoir à attendre le lancement de Windows pour dévoiler vos souvenirs de vacances à vos amis.